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Saint Philbert de Grand Lieu : la moitié des agents municipaux en grève

Comme l’avis de grève l’avait laissé entrevoir, environ la moitié des 107 agents municipaux de la mairie de Saint-Philbert ont débrayé ce jeudi 17 novembre au matin. Une cinquantaine d’entre eux se sont retrouvés devant l’abbatiale.

Tous les services techniques étaient à l’arrêt ainsi que les employés des écoles, excepté « les contractuelles dont la précarité leur fait peur jusqu’à ne pas oser faire grève », reconnaît l’une d’entre elles.

Au menu des griefs : « un manque de reconnaissance du travail et de l’humain » revient dans toutes les bouches. Mais les agents grévistes évoquent aussi « un manque de transparence dans toutes les décisions quelles que soient les conséquences et sans aucune concertation ».

Des absences non remplacées

On retrouve également des problèmes d’effectifs lorsque du personnel, dont l’absence est connue de longue date ou parti en retraite, n’est pas remplacé. Le service de cantine semble être celui où les souffrances des employés apparaissent les plus prégnantes. « Travail dispatché, demande de l’emploi du temps exact, on ne fait pas confiance à des personnes qui sont là depuis longtemps », explique Catherine Rio, déléguée syndicale chez Sud Collectivité-Territoriale à l’origine du mouvement.

Les manifestants dénoncent des périodes de stagiairisation « exagérément longues avant une titularisation » qui entraîne une incompréhension et une précarisation difficile à accepter. « D’autant que selon les agents, c’est du cas par cas sans explication », affirment-ils.

« Tout est imposé »

« Auparavant, nous construisions ensemble, maintenant, tout est imposé sans que l’on nous demande un avis. Au-delà des salaires qui, même sans être très élevés, sont dans la moyenne de ce qu’on peut espérer. Même sur ce sujet, j’ai des échos d’agents d’autres communes où les primes sont réparties autrement. »Un des agents grévistes

Le plus gros impact de cette journée se ressent dans les écoles avec un service de garderie à l’arrêt et une cantine fermée remplacée par un service minimum (sandwichs froids). « Nous ne voulions pas prendre les familles en otage, avoue une agente, car nous entretenons d’excellents rapports avec elles. Mais en arriver là était la seule manière d’espérer se faire entendre. Il faut attendre trois jours pour qu’une ATSEM soit remplacée, ce n’est pas normal, car on nous en demande toujours plus, mais sans aune contrepartie. »